Lundi 15 sept. 2008 : PCEM1 bis.
Je ne vous ai pas parlé de cet échec, et il ne faut pas aller chercher trop loin : j'ai eu du mal à assumer. Je pense qu'on a des envies d'ailleurs qui nous démangent ou qui restent secrètes pendant l'année, mais il y a quelque chose de déclencheur dans l'échec ; on se surprend à vouloir partir loin, à ne plus revenir, à vivre d'une façon toute autre. Et n'y vous méprenez pas, toutes ces choses sont des erreurs à la volée.
Selon qui vous êtes, qui vous entoure, à quel point vous êtes sensibles, vous ne commetez aucune, une ou toutes les erreurs qui se présentent à vous ; bien sûr aussi, selon le poids de l'échec dans l'absolu, qui l'entoure, qu'y a-t-il après, vous êtes plus ou moins exposés.
J'en ai fait une cet été, et c'était probablement la moins pire. Il faut remettre tout cela dans son contexte, mais ce n'était pas moi ; en réalité je ne sais pas, je dirais que je n'ai jamais été comme ça, j'ai ravalé cette façade et oui, je me devais d'être quelqu'un d'autre car quand on rencontre chaque jour des grands directeurs, jusqu'à rencontrer les n°2 ou 3 de telle ou telle entreprise, on ne peut pas se présenter comme un simple étudiant en manque d'argent. Du moins, il ne m'était pas possible de me présenter comme celui que j'étais après les résultats. Alors j'ai refoulé, j'ai mal vécu tout cela, et même si très vite j'ai montré un autre visage, j'étais mal dans ma peau, j'me suis efforcé de n'être pas moi. Et j'ai eu ces envies d'ailleurs, que fort heureusement, je n'ai pas eu le courage de mener à termes.
Je sais K., que t'as ressenti ça aussi, et que tes sentiments t'ont emporté plus loin que pour moi. Mais rien n'est effacé pour autant, même si ça fait du bien, de t'avoir retrouvé...
|pix| Envie d'ailleurs, Koh Chang août 2008 (Thaïlande)